Le langage courant nomme les plantes par ressemblance, par usage ou par habitude, rarement par parenté botanique. Résultat : un même mot recouvre parfois plusieurs espèces sans aucun lien, et inversement.
Quand un colon découvrait une plante nouvelle qui rappelait une espèce de son pays, il lui en donnait le nom, quitte à ajouter un faux devant. C'est ainsi que le robinier est devenu faux-acacia, et que le mimosa des fleuristes a hérité d'un nom qui appartenait à une tout autre plante.
Ce dictionnaire existe pour démêler ces fils, sans jargon, et redonner à chaque plante - et à chaque mot - sa juste place.